L’Appel à la Paix et à la Réconciliation

Le 16 novembre 2002, sur l’initiative du Collectif des Associations de Défense des Droits de l’Homme (CADH), plus de 150 acteurs de la vie publique se sont rassemblés et ont cherché à faire ressortir les causes de la situation de non-paix quasi-permanente au Tchad. 
 Au terme de cette journée et face au refus du MPS de prendre part aux débats, les participants ont décidé de mettre en place un processus de négociation collective afin de poser les bases politiques de la construction d’une paix véritable dans le pays. 
 Un Appel à la paix et à la réconciliation a été lancé auprès des acteurs de la vie sociale et politique afin de proposer des pistes de solutions globales aux problèmes évoqués : assurer la bonne gouvernance et la bonne gestion du pays, régler le problème de l’armée (composition ethnique, impunité…), réforme de la justice, redéfinition de la forme de l’Etat (décentralisation, fédération…)

Le Comité de suivi
Après cette journée de mobilisation, un Comité de Suivi de l’Appel à la paix et à la réconciliation a été mis en place afin de mobiliser les acteurs de la vie sociale et politique tchadienne dans le cadre du processus de négociation collective.
Le Comité défend des valeurs de paix, de justice  et de développement. Il se positionne comme médiateur et comme une force de proposition. 
Il promeut dès lors une vision globale de la paix propice à l’affermissement de l’Etat de droit certes mais qui tienne compte des aspirations de la population au développement et à la sortie de la pauvreté.

Qui est membre du Comité ?

Le Comité est ouvert à toutes les structures de la société civile tchadienne. Il se compose aujourd’hui : 

        ·           d’associations des Droits de l’Homme : Atpdh, Ltdh, Aplft, Ajac, Acat, Dhsf, A-Tnv, TNV 
 
·          d’associations de jeunesse : Fojet, Apad, Adli, Jec, Adjr, Copes, Les Abeilles, Association Treyya, Apedt, Udmcd, Cefeip, Cjt, Cncj, Peace and love, Parlement des Enfants, Ujp…

        ·         de syndicats : Ust, Set, Cltt, Synart, Synecs, Saaget
·          d’Ong de développement et réseaux d’Ong D : Eirene, Acord,  Belacd, Cilong ·          d’associations féminines : Celiaf, Afjt, Ufep, Refempt, Uafat...
·          des Commissions Nationales Justice et Paix, les communautés ecclésiastiques de base
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Aept, Urpt…

Où est basé le Comité ?
La coordination nationale est basée à N’djamena.
D
es comités locaux sont présents dans 16 villes de province à savoir Guélendeng, Bongor, Kélo, Pala, Laï, Moundou, Doba, Goré, Sarh, Koumra, Mao, Bol, Abéché, Mongo, Ati, Am-Timam

Avec qui travaille le Comité ?
·          Des associations et réseaux : chefs traditionnels, confessions religieuses, le Collectif des Associations des Droits de l’Home (CADH), l’Organisation des Acteurs Non Etatiques au Tchad (OANET), la Commission Permanente Pétrole Nationale (CPPN)
·          Des organisations de la société civile internationale qui appuient et soutiennent le Comité dans sa démarche (Ccfd, Cordaid, Pain Pour le Monde, Misereor, Acat-France, Fiacat, réseau Foi et Justice, Secours catholique-Caritas France, Survie, Fondation Robert Kennedy, Fidh, Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme, UIDH…)Des partis politiques
·          Des partis politiques
·          Des institutions : Assemblée Nationale, Ministères…
·          Les représentations diplomatiques au Tchad (France, UE, USA, Allemagne) et des institutions internationales (Banque mondiale, PNUD…)