Composé uniquement d'organisations de la société civile qui défendent les intérêts de la population, le Comité pour la Paix a inscrit son action dans le domaine politique uniquement parce qu'il considère que tant que l'environnement politique ne sera pas amélioré, les activités de développement, d'éducation citoyenne n'auront pas d'effets sur la population.
En ce sens, il reste apolitique car il ne poursuit aucune ambition politique et n'a aucune affinité partisane.

Le Comité de Suivi considère qu'il est nécessaire d'agir pour la paix maintenant en tenant compte des questions de sécurité au Tchad et dans la sous-région pour sortir de la crise et éviter une nouvelle guerre civile.

En ce sens, le Comité pour la Paix propose un processus de paix qui poursuit trois (3) objectifs principaux à savoir :
· Promouvoir les conditions politiques nécessaires à un enracinement réel d’une paix globale et durable au Tchad
· Faciliter un dialogue national entre les différents acteurs de la vie publique et politique en se plaçant en position de médiateur
· Convaincre la communauté internationale de s’engager dans la recherche de la paix au Tchad en prévention d’une escalade de violence

Dans le processus de négociation collective qu'il défend, le Comité de Suivi se positionne en tant que facilitateur entre les différentes parties à savoir :
- le pouvoir (Chef de l'Etat, gouvernement et parti au pouvoir)
- les partis politiques d'opposition (Cpdc, Far et autres partis indépendants)
- la société civile et les populations
- les groupes politico-armés

Le Comité de Suivi est également en contact avec la Communauté Internationale et lui a déjà soumis sa proposition de sortie de crise (Union Africaine, Onu, Union Européenne, et autres institutions internationales et sous-régionales).



 

Proposition du CSAPR (mémorandum du 26/10/06)

 

Tout en renouvelant ses positions à savoir :
·        La reconnaissance du Président Idriss Déby Itno comme acteur principal dans la recherche d’une paix véritable ;
  • Le rejet de toute forme de prise de pouvoir par les armes et de la confiscation du pouvoir par la force ;
·        La prise en compte de tous les acteurs dans un processus de dialogue national global comme moyen d’arriver à une paix durable 
 
Le CSAPR propose :
·        la réouverture du dialogue politique avec tous les acteurs intérieurs sur les questions électorales, sécuritaires et de réconciliation nationale populaire
·        l’organisation d’une table de négociations regroupant l’opposition politico-militaire sous l’égide d’un médiateur dans un pays neutre
·        l’organisation d’une rencontre de tous les acteurs à N’djamena pour finaliser les accords et définir l’agenda politique de sortie de crise
 
Néanmoins, certains préalables restent indispensables à la réussite de ce processus de paix à savoir :
·        les déclarations d’intention du gouvernement, des politico-militaires, des partis politiques, de la communauté internationale relativement aux recommandations formulées dans le présent document
·        l’observation du cessez-le-feu par tous les belligérants
·        la sécurisation par la communauté internationale de l’ensemble du processus et des acteurs y prenant part
 
 
L’objectif recherché par le CSAPR est de parvenir à ce que tous les acteurs de la vie politique et publique se retrouvent, se parlent et s’écoutent pour s’entendre sur les grandes questions essentielles (institutionnelles, sécuritaires et de réconciliation).
Les résultats de ce consensus (bases d’un projet politique/de société global) seront consignés dans un Pacte National fort, dans lequel croiraient tous les acteurs concernés ainsi que la population et qu’accompagneraient les partenaires internationaux dans sa mise en œuvre, son suivi et son contrôle.

 

Notre objectif : agir pour la paix maintenant à travers un réel dialogue national global